L’immobilisme se traduit en plusieurs mots: perfectionnisme chronique, insécurité, cynisme, peur de l’échec, peur du succès. Cet immobilisme travaille de concert avec la raison. On a toujours une bonne façon de justifier notre procrastination: fatigué, pas le temps, l’idée est incomplète, je ne sais pas par où commencer, je n’ai pas le talent, et j'en passe. On pourrait croire que l’on se ment, mais non, nous avons raison sur toute la ligne.
C’est vrai qu’on a pas le talent et qu’un autre sera meilleur que nous. C’est vrai qu’on est trop jeune. Qu’on est trop vieux. Qu’on a une hypothèque, des enfants, une voiture, une santé, un terrain à entretenir. Il n’y a aucun mensonge dans les prétextes que l’on se raconte, et qu’on écoute. Chacun de ces points est une excuse plus que valable de ne pas réaliser ce que l’on veut vraiment faire.
Par contre, ces raisonnements sont les réponses à la mauvaise question: “Seras-tu capable de le faire”. En conséquence, nous explorons tout ce qui pourrait nous empêcher de réussir.
Des obstacles et des difficultés, il y en a toujours une panoplie. Je sais, je carbure à cette question depuis des lunes.
Par contre, à quelques moments, je me suis posé la bonne question. Suite à celle-ci, j'ai pris des décisions qui m'ont donné mes plus belles réussites encore à ce jour.
Cette question est toute simple: “Est-ce que c’est ce que je dois faire.”
De cet angle découle alors un raisonnement beaucoup plus simple qui tourne autour de la motivation et des vrais raisons qui nous poussent à poursuivre. Si ces raisons sont assez fortes, on se sentira assez fort pour gérer ce qui surviendra. On s'attendra à des problèmes éventuels, mais on sera prêt à attendre qu'ils surviennent avant de les gérer, au lieu de s'en servir comme prétextes pour ne jamais commencer.
J’ai une fille d’un an et demi, et ce mois-ci notre deuxième fille viendra nous rejoindre dans ce monde une seconde d'à peine 3 semaines de vie. Je me souviens encore du jour où j’ai senti que j’étais prêt à devenir père:
Moi: Tu serais prêt à avoir un enfant?
Copine: Je crois, oui... Toi?
Moi: ... Oui. Je me sens bien à penser être un papa.
Copine: Ça ne te fait pas peur?
Moi: En fait, oui... Ça me fait peur... mais si je m’arrête là, j’en aurai jamais. Parce qu’au final, je ne serai jamais vraiment prêt...
Je crois que cet état d’esprit est le plus sain du monde et qu'il dessine notre société depuis la nuit des temps. Il résume comment on devrait, chacun de nous, vivre de ce que l'on croit bon de faire et non pas seulement de ce qu'on croit être capable.
[...] If you aren't filled with passion for what you do and you aren't intrinsically motivated then there are no words that another person can say to help you be successful. When you truly want something motivation will come easily"
~Bobby Maximus